Les Chiennes de garde ont décerné leurs Prix Macho 2010 de la publicité sexiste.
Le but : dénoncer l'image dégradée de la femme véhiculée par la pub. Justifié ou pas?
Depuis les années 70, les mouvements féministes n'ont de cesse de dénoncer la pub qui renvoie l'image d'une femme belle, jeune, mince et élégante. On aurait pu imaginer l'inverse, mais soit.
Donc, Les Chiennes de garde ont décerné leurs prix machos, qui ont été injustement éclipsés par les "récompenses" attribuées aux hommes politiques.
• Grand vainqueur pour la "
nudité sans rapport avec le produit" est cette pub pour le Prix de Diane.
En quoi est-ce abominable ? "Une femme nue à la place d’un cheval. Une femme-jument offerte aux regards, sa robe comme une croupe. Un corps de femme trophée. « Y a plus qu’à la monter ! Grrrrrrrr ! » aboie La Meute.

• Grand prix catégorie "clichés sexistes" : Sixt.
Leur crime ? Cela "accrédite l’idée reçue sur la prétendue dangerosité des conductrices".
• Top du top catégorie "violence et prostitution" : l'ordre des kinésithérapeutes.
Motif ? "Dévaloriser un métier en l’assimilant à la prostitution (cet homme « voit Céline », comme il pourrait aller « voir une prostituée ») fait de cet ordre professionnel peu soucieux de déontologie l’équivalent d’un proxénète" explique l'organisation féministe.
Et vous, que pensez-vous de ces publicités? Choquantes?
« Si on reprend les trois pubs mises en cause, la première montre une très jolie femme élégante. Or, il se trouve que le prix de Diane est une rencontre hippique qui associe les courses de chevaux et les concours de chapeau. On peut trouver cela suranné, mais à part ça... Leur image est magnifique. La seconde joue sur une image dont nous nous sommes tous déjà bien marré, sur Internet. Vous vous souvenez le petit montage avec les pires du pire des accidents commis par des femmes au volant. La troisième montre un mec qui se fait traiter par une kiné tous les 15 jours et ça lui fait du bien. Ben nos féministes y voient une allusion à la prostitution, c'est amusant donc c'est mal et de la violence, là faudra qu'on m'explique... »
par Judith Talmann
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