
De cette yole on retiendra une équipe dynamique, la victoire dans le prologue, une présence dans chaque étape importante, le nouveau design impactant de la voile ainsi que celui des bateaux suiveurs... signé C'Direct !




TNS Sofres s’est penché sur les comportement nutritifs des Français.
Alors, nous , publicitaires allons-nous nous y retrouver?
«Mangez cinq fruits et légumes par jour», «Mangez-bougez», «Sans OGM»… Que ce soit pour la santé ou l'environnement, dans la publicité ou les rayons, nous sommes tous bombardés de messages de prévention nutritionnels et responsables tout au long de la journée. Comment les percevons-nous ? L'institut d'études TNS Sofres nous apporte quelques réponses au travers d'une enquête, réalisée en mai dernier auprès d'un échantillon représentatif de 1 020 personnes de 15 ans et plus, qui dresse un véritable état des lieux des connaissances des Français en matière de composants nutritionnels.
● 70% des personnes interrogées sont sensibles à l'équilibre de leur alimentation
● 61% à l'origine des produits.
Quelles implications pour nos stratégies marketing?
L'étude fait ressortir des lacunes étonnantes en matière de connaissance des ingrédients nutritionnels. Pour de nombreuses questions portant sur les appellations, comme Oméga 3, il apparaît que les Français connaissent ces notions scientifiques de manière très basique, parfois seulement le nom.
Si l'apparition de l'obésité, du mauvais cholestérol ou des maladies cardio-vasculaires est liée dans l'esprit des sondés à l'alimentation, le cancer et le vieillissement le sont moins.
● Quand 82% des sondés estiment que le lien alimentation-obésité est très important, seulement
● 44% accordent de l'importance au lien alimentation-vieillissement.
Dans un contexte de crise, où le consommateur prône un retour aux sources, il est donc nécessaire de lui réapprendre à manger mieux, en s'appuyant sur des valeurs sûres privilégiant le «sans» au «avec» sur les packagings, par exemple.
L'étude met l'accent sur la nécessité de la pédagogie et de messages clairs.
Nous, publicitaires, devrons ainsi nous recentrer sur six valeurs fortes: authenticité, simplicité, énergie, influence sur le poids, santé et beauté. Et ne plus nous contenter de communiquer sur ce qui est obligatoire. «Les consommateurs sont devenus acteurs, ils s'interrogent. Les marques doivent leur apporter des réponses et ne pas les laisser dans le flou.»
Maryline LAOUCHEZ
Merci Mélissa Reverso /Stratégies Mag.

C’Direct a 20 ans, le bel âge… L’aventure a commencé avec Daniel en 1990, dans un petit bureau aux confins de la Zone de la Lézarde. Il a fallu un bout de moquette, un téléphone et beaucoup de tchatche pour convaincre nos premiers clients. Mais il faut dire que nos arguments faisaient mouche, « la communication à retour direct » : marketing direct, mailing, phoning, promotion des ventes… Bref un concentré de toutes les techniques qui font tourner le tiroir-caisse. Ça plaisait, ça marchait. Suffisamment pour nous payer quelques meubles et un Mac. Et puis, très vite les vieux démons de la pub se sont emparés de l’agence. Son périmètre s’est agrandi, mais sa culture de l’efficacité est restée. Ça a donné « la pub piment », des idées locales qui doivent laisser une trace, des parti-pris tranchés qui prennent le contre-pied, des concepts qui se nourrissent du contexte… Nous faisions de la disruption sans le savoir. Des centaines d’entreprises martiniquaises ont ainsi osé des campagnes épicées et carburent aujourd’hui au piment. Cette année C’Direct fête son adolescence aux côtés de PUBLIDOM et TBWA.
Et c’est bien connu, c’est à 20 ans que tout commence…


La semaine de la pub a commencé véritablement ce mardi au Laboratoire (rue de Bouloi), avec une série de conférences sur le thème de la créativité. Nicolas Bordas assiste à tous les débats, l'esprit aux aguets et le doigt sur Twitter...
La première conférence est intitulée "La créativité crée-t-elle le business ?". Elle est animée par Damien Gibelet (LCI). En voici le résumé :

A priori, le lien entre créativité et business n’existe pas dans notre culture française, contrairement à la culture anglo-saxonne qui elle, par pragmatisme, exploite plus naturellement l’innovation pour développer l‘activité. Nombreux sont chez nous les facteurs inhibants : le « oui mais » français par exemple constitue un obstacle majeur. L’innovation est même perçue comme un élément destructeur de business, parce qu’elle installe un danger dans les organisations. Autant de "murs" propres à notre société, qui bloquent la créativité. Le benchmark est de ceux-là et nous remet toujours « in the box » en empêchant l’expérimentation. La convergence des méthodes et des profils renforce également cette tendance à la systématisation des vieilles recettes.
Curiosité et rigueur sont les deux qualités essentielles pour apprécier les créatifs. Et si le macro cadre français est frileux, des qualités créatives s’agitent pourtant dans les nouvelles générations, et ne demandent qu’à rafraîchir nos entreprises. A conditions que celles-ci remettent plaisir, expérimentation, et amusement au centre de leurs valeurs managériales. Désormais, place au droit à l’erreur, à la dédramatisation de l’échec et au passage à l’action...
L’obsession des résultats financiers à court terme détournent les entrepreneurs de leur rôle visionnaire. Ceux-ci doivent impérativement restaurer de la créativité dans leur business-model, et s’intéresser à la culture de l’insight. Car c’est dans ces petits leviers psychologiques que résident les grands potentiels de rupture innovante. Et cette approche doit pousser à se rapprocher d’avantage du client, à établir avec lui des liens de partage et de co-création. Il n’y a d’ailleurs plus de place à la déception client, car la numérisation de cette déception aurait des conséquences immédiates auprès de milliers de personnes.
Alors, comment envisager l’avenir ? D’abord ne pas chercher à faire du profit, car cette approche ne nous fait entrevoir que des recettes communes. Chercher plutôt des voies nouvelles dans les interstices et les zones floues, là où se cachent les pépites du futur. Et quand il y a norme, chercher la contre-norme. L’instantané et la vidéo, incarnés par les technologies de l’Internet sont aussi une grande tendance d’avenir, dans laquelle s’inscrivent déjà You Tube et Google. L’humain enfin, car c’est dans sa proximité que se trouvent les vrais insights.
La deuxième conférence est intitulée "Peut-on industrialiser la créativité ?", et est animée par Pierre Kupferman, journaliste à La Tribune :
L’expérience en cours d’une machine dans laquelle on rentrerait une batterie de
paramètres pour créer une campagne vient perturber la semaine de la pub. Cette expérience lance le débat sur la créativité. Une bonne idée peut-elle jaillir de paramètres objectifs ? Peut-on modéliser des paramètres subjectifs, perturbants et aléatoires, vrais garants d’idées neuves ?
Laurent Habib (Havas) nous rappelle que la publicité est une organisation « industrielle » qui favorise l’émergence des idées. Le créatif est partie prenante d’un système qui garantit le caractère collectif de l’œuvre. Quelque soit son talent, le créatif ne doit jamais être considéré comme le seul créateur mais s’inscrire dans un processus « individuel-collectif ». Contrairement aux idées reçues, la créativité n’a pas peur de l’organisation, mais du manque de courage. Une organisation qui manque de courage détruit la créativité des individus. L’organisation gagnante est en mouvement perpétuel. Elle refuse la norme, recrute des regards différents, et compose avec des univers diversifiés. En résumé, la publicité parvient à combiner deux concepts a priori inconciliables : l’industrialisation au travers d’une organisation métier, et la créativité individuelle inscrite dans un processus collectif. Et tout l’enjeu est bien de produire du « non-standard »…
La troisième conférence a pour thème : Les nouvelles « classes créatives ». Elle est animée par Cathy Leitus, de Stratégie :
La « classe créative » est celle qui est engagée dans les processus de création et est ouverte aux innovations. Elle puise ses effectifs dans le gros de la classe moyenne urbaine et correspond à des catégories diversifiées d’individus. On y retrouve pêle-mêle des journalistes, publicitaires, architectes, artistes, professions libérales, designers, bloggeurs… et d’une manière plus large les individus qui se sentent responsables du devenir de la société, et qui envisagent d’en changer le modèle. Le productivisme et le consumérisme sont désormais remis en cause au profit d’une nouvelle économie innovante. Notre monde contradictoire de « société d’individus » se transforme en « société collective ». Un monde que les réseaux sociaux viennent bouleverser, en jouant sur le partage et l’ouverture, et en s’appuyant sur les communautés pour innover rapidement. Nous entrons dans une nouvelle économie de la contribution, qui risque bien de transformer "le peuple en leader"… Le temps est venu où les entreprises privées s’emparent de sujets citoyens destinés à « sauver le monde », sujets jusque-là réservés au Politique.
La Conférence inaugurale de la Semaine de la Publicité s'est ouverte ce lundi 29 mars à Paris en présence de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Nicolas Bordas, Eric Revel, Vanessa Bruno et David Edwards. Au menu : "La créativité peut-elle sauver le Monde ?".
A cette occasion, l'Institut Médiascopie nous présente une "étude de pensée" originale : Quelles perceptions les français ont-ils de l'univers de la communication à travers les mots qui le constituent ? "Spams", "SMS", "prospectus", "phoning", "buzz", "flyers"... sont les moins aimés, tandis les mots préférés des français sont : "créativité", "information", "émotion"... mais surtout "liberté", "respect" et "poésie". Autant de valeurs que la communication doit préserver.
Les mots de demain - on s'en serait douté - sont "Internet", "Google" et "Technologie nomade"... qui nous rappellent que l'avenir sera numérique et mobile...



Commentaires
Article sans commentaire.