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ACTU

 

20 ans !
02-72010



C’Direct a 20 ans, le bel âge… L’aventure a commencé avec Daniel en 1990, dans un petit bureau aux confins de la Zone de la Lézarde. Il a fallu un bout de moquette, un téléphone et beaucoup de tchatche pour convaincre nos premiers clients. Mais il faut dire que nos arguments faisaient mouche, « la communication à retour direct » : marketing direct, mailing, phoning, promotion des ventes… Bref un concentré de toutes les techniques qui font tourner le tiroir-caisse. Ça plaisait, ça marchait. Suffisamment pour nous payer quelques meubles et un Mac. Et puis, très vite les vieux démons de la pub se sont emparés de l’agence. Son périmètre s’est agrandi, mais sa culture de l’efficacité est restée. Ça a donné « la pub piment », des idées locales qui doivent laisser une trace, des parti-pris tranchés qui prennent le contre-pied, des concepts qui se nourrissent du contexte… Nous faisions de la disruption sans le savoir. Des centaines d’entreprises martiniquaises ont ainsi osé des campagnes épicées et carburent aujourd’hui au piment. Cette année C’Direct fête son adolescence aux côtés de PUBLIDOM et TBWA.
Et c’est bien connu, c’est à 20 ans que tout commence…

Par Emmanuel de Reynal




 

 

Connaissez-vous D-Eye ?
12-52010



Basé dans la Caraibe, Mario Gilbert alias D-Eye, est un véritable OVNI dans le monde de la photo aux Antilles...

C’est pour cette raison que Hugues Lison (Directeur de Création), Sabrina Rimbaud (Conceptrice-rédactrice) et Maryline Laouchez (Chef de projet) de l’agence C’DIRECT ont fait appel à lui pour leur campagne 2010 MICHELIN-SOMAREC. Mario est également le premier artiste à exposer ses œuvres sur la home-page du site Publidom.

De la mode à la publicité, son interprétation originale et poétique du monde qui nous entoure lui a permis de collaborer avec des artistes en vogue comme Jocelyne Labylle, Big Jay, Ludivine de NRJ Martinique et  des associations reconnues comme Anseza .

Sa touche personnelle à la fois colorée, sexy, élégante, avec un brin de folie, lui a valu de nombreuses parutions photos sur le web et dans les magazines de mode.

Egalement passionné de culture, Mario Gilbert est membre actif du projet Lyann’art, collectif d’artistes Afro-Caribbéens pour la promotion de l’Art dans toutes ses expressions.



 

 

François Gabourg, un artiste drôle et original
23-42010



François GABOURG est un auteur de BD martiniquais. Il intervient dans le domaine de la Pub depuis de nombreuses années en tant que créatif, mais aussi en tant que réalisateur de films d’animation.

Rouj Bitume et les Man’kou sont ses deux derniers ouvrages. Le premier est un regard amusé sur la grève qui a touché la Martinique et la Guadeloupe. Le second, une BD qui met en scène des manikous au look de jeunes d’aujourd’hui dans les rues de Paris.

Il faut noter que GABOURG porte une attention particulière aux opossums que l’on retrouve trop souvent écrasés sur nos routes. Pour SOMAREC, il réalise une nouvelle série : « Woulo Manu », où il met en scène des manikous  dans les situations les plus cocasses. GABOURG a pris un grand plaisir à camper cet univers où Manu, le manikou doit faire face à…la route.

Après le festival de la BD à Angoulême,  il est invité fin Avril à Caribulles qui se déroule en Guadeloupe. Les Manikous seront à l’honneur !

Par Maryline Laouchez




 

 

Semaine de la pub, les premières conférences
31-32010

La semaine de la pub a commencé véritablement ce mardi au Laboratoire (rue de Bouloi), avec une série de conférences sur le thème de la créativitéNicolas Bordas assiste à tous les débats, l'esprit aux aguets et le doigt sur Twitter... 

  

La première conférence est intitulée "La créativité crée-t-elle le business ?". Elle est animée par Damien Gibelet (LCI). En voici le résumé :

 

 

 

A priori, le lien entre créativité et business n’existe pas dans notre culture française, contrairement à la culture anglo-saxonne qui elle, par pragmatisme, exploite plus naturellement l’innovation pour développer l‘activité. Nombreux sont chez nous les facteurs inhibants : le « oui mais » français par exemple constitue un obstacle majeur. L’innovation est même perçue comme un élément destructeur de business, parce qu’elle installe un danger dans les organisations. Autant de "murs" propres à notre société, qui bloquent la créativité. Le benchmark est de ceux-là et nous remet toujours « in the box » en empêchant l’expérimentation. La convergence des méthodes et des profils renforce également cette tendance à la systématisation des vieilles recettes.


Curiosité
 et rigueur sont les deux qualités essentielles pour apprécier les créatifs.  Et si le macro cadre français est frileux, des qualités créatives s’agitent pourtant dans les nouvelles générations, et ne demandent qu’à rafraîchir nos entreprises. A conditions que celles-ci remettent plaisirexpérimentation, et amusement au centre de leurs valeurs managériales. Désormais, place au droit à l’erreur, à la dédramatisation de l’échec et au passage à l’action...

 

L’obsession des résultats financiers à court terme détournent les entrepreneurs de leur rôle visionnaire. Ceux-ci doivent impérativement restaurer de la créativité dans leur business-model, et s’intéresser à la culture de l’insight. Car c’est dans ces petits leviers psychologiques que résident les grands potentiels de rupture innovante. Et cette approche doit pousser à se rapprocher d’avantage du client, à établir avec lui des liens de partage et de co-création. Il n’y a  d’ailleurs plus de place à la déception client, car la numérisation de cette déception aurait des conséquences immédiates auprès de milliers de personnes.

Alors, comment envisager l’avenir ? D’abord ne pas chercher à faire du profit, car cette approche ne nous fait entrevoir que des recettes communes. Chercher plutôt des voies nouvelles dans les interstices et les zones floues, là où se cachent les pépites du futur. Et quand il y a norme, chercher la contre-norme. L’instantané et la vidéo, incarnés par les technologies de l’Internet sont aussi une grande tendance d’avenir, dans laquelle s’inscrivent déjà You Tube et Google. L’humain enfin, car c’est dans sa proximité que se trouvent les vrais insights.

 

La deuxième conférence est intitulée "Peut-on industrialiser la créativité ?", et est animée par Pierre Kupferman, journaliste à La Tribune :

 

L’expérience en cours d’une machine dans laquelle on rentrerait une batterie depublicité-organisation-industrie-laisse-moi-te-dire paramètres pour créer une campagne vient perturber la semaine de la pub. Cette expérience lance le débat sur la créativité. Une bonne idée peut-elle jaillir de paramètres objectifs ? Peut-on modéliser des paramètres subjectifs, perturbants et aléatoires, vrais garants d’idées neuves ?

Laurent Habib (Havas) nous rappelle que la publicité est une organisation « industrielle » qui favorise l’émergence des idées. Le créatif est partie prenante d’un système qui garantit le caractère collectif de l’œuvre. Quelque soit son talent, le créatif ne doit jamais être considéré comme le seul créateur mais s’inscrire dans un processus « individuel-collectif ». Contrairement aux idées reçues, la créativité n’a pas peur de l’organisation, mais du manque de courage. Une organisation qui manque de courage détruit la créativité des individus. L’organisation gagnante est en mouvement perpétuel. Elle refuse la norme, recrute des regards différents, et compose avec des univers diversifiés. En résumé, la publicité parvient à combiner deux concepts a priori inconciliables : l’industrialisation au travers d’une organisation métier, et la créativité individuelle inscrite dans un processus collectif. Et tout l’enjeu est bien de produire du « non-standard »…

 

La troisième conférence a pour thème : Les nouvelles « classes créatives ». Elle est animée par Cathy Leitus, de Stratégie :

 

semaine-publicité-aacc-créativité-laisse-moi-te-direLa « classe créative » est celle qui est engagée dans les processus de création et est ouverte aux innovations. Elle puise ses effectifs dans le gros de la classe moyenne urbaine et correspond à des catégories diversifiées d’individus. On y retrouve pêle-mêle des journalistes, publicitaires, architectes, artistes, professions libérales, designers, bloggeurs… et d’une manière plus large les individus qui se sentent responsables du devenir de la société, et qui envisagent d’en changer le modèle. Le productivisme et le consumérisme sont désormais remis en cause au profit d’une nouvelle économie innovante. Notre monde contradictoire de « société d’individus » se transforme en « société collective ». Un monde que les réseaux sociaux viennent bouleverser, en jouant sur le partage et l’ouverture, et en s’appuyant sur les communautés pour innover rapidement. Nous entrons dans une nouvelle économie de la contribution, qui risque bien de transformer "le peuple en leader"… Le temps est venu où les entreprises privées s’emparent de sujets citoyens destinés à « sauver le monde », sujets jusque-là réservés au Politique.


 

 



 





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