Consultant en e-réputation, Community Manager, Chargé de veille en ligne, Competitive intelligence manager… Les termes changent, mais le périmètre désigné est globalement le même.
Le consultant le plus demandé est jeune, natif du numérique, de niveau bac +4 ou +5, diplômé d’une école de commerce, de communication, de journalisme ou de sciences po. Il a bien sûr un goût prononcé pour le 2.0 et les outils informatiques et parle couramment anglais. Il fait montre d’une curiosité sans cesse en éveil, de capacités d’analyse, de médiation et de conviction.
Il s’est, de fait, formé de manière empirique. En effet aucune formation ne prépare stricto sensu au métier de Consultant en e-réputation.
Les enjeux sont trop importants pour que les entreprises n’affinent pas leurs canaux et leurs critères de recrutement. On parle de la réputation des entreprises, donc d’un sujet ultrasensible qui requiert recul, maturité et expertise marketing.
Le métier est en train de s’improviser. Le mouton à cinq pattes n’existe pas : Le mieux est donc de faire travailler ensemble des Jeunes férus de medias numériques , des marketers Seniors, des experts en intelligence économique, des gens issus des instituts d’études.
Même au sein d’entreprises a priori promptes à intégrer et déployer l’e-réputation, l’heure est encore à l’observation. Nous sommes en phase d’identification et de valorisation de l’expertise.
L’articulation Juniors-Seniors dans l’e-réputation doit se gérer en fonction d’une chaine de valeur professionnelle. Un stagiaire peut très bien être affecté à de la veille, mais en revanche pour produire des messages, pour préparer les entreprises à intervenir, on doit recruter et mobiliser des Seniors explique Stéphane Billiet, PDG d’Hill&Knowlton Paris.
Quand à la stagiarisation massive dont témoignent les offres d’emploi, elle serait l’effet mécanique de l’atrophie drastique des budgets, toutes lignes confondues. (Muriel Jaouën /Stratégies du 24 juin)
Maryline LAOUCHEZ
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